Action territoriale

Particuliers

Étiquette énergie

Dans le cadre d’opérations tests conduites au sein de certains revendeurs partenaires, le consommateur calédonien peut compter sur une étiquette énergie calédonienne pour le guider dans son choix et ainsi faire des économies sur sa facture d’électricité. Mise en place par le gouvernement de Nouvelle-Calédonie, dans le cadre du Comité territorial pour la maîtrise de l’énergie (CTME), cette étiquette sera présente – dès sa mise en application réglementaire – sur les équipements neufs : réfrigérateurs, congélateurs, lave-linges, sèche-linges, lave-vaisselles et téléviseurs, aux côtés de l’étiquette énergétique d’origine (européenne, australienne ou chinoise). Une étiquette qui vise à faire comprendre au consommateur qu’un appareil qui n’est pas cher à l’achat n’est pas forcement plus économique à l’usage. Les équipements vendus en Nouvelle-Calédonie sont classés en trois grandes classes de consommation : faible, moyenne et élevée.

En parallèle de la mise en place de l’étiquette énergie, durant l’année 2013, le CTME a organisé plusieurs sessions de sensibilisation et de formations à l’attention des vendeurs dont les enseignes participent à l’opération. Cette formation reprend les grands principes de la maîtrise de l’énergie et détaille les spécificités propres à chaque classe d’équipement électroménager (froid sec/humide, four catalyse/chaleur tournante, etc.). Les messages importants à faire passer au consommateur, tels que la réflexion en coût global, sont aussi développés et des fiches-conseils ont été réalisées pour aider le consommateur dans sa décision.

Télécharger les fiches-conseils pour :

Énerg'éco

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Le CTME a soutenu en 2012 la grappe d’entreprises Synergie qui a mis en place un outil de maîtrise de la consommation et des coûts d’électricité auprès des consommateurs d’électricité en Nouvelle-Calédonie, intitulé Énerg’éco. Lors de pics généraux de consommation d’électricité, les participants, inscrits volontairement, reçoivent une alerte SMS afin de les inciter à réduire leur consommation immédiate. L’objectif étant in fine de limiter voire d’empêcher le démarrage des turbines à combustion de Ducos, moyen de production très réactif, permettant d’absorber les pointes de demande et dont l’utilisation est coûteuse et très impactante sur le prix moyen du kWh public calédonien. Au-delà des aspects techniques, il s’agit aussi d’une démarche citoyenne qui incite de manière raisonnée à un changement de comportements des usagers.

Depuis 2013, l’opération est désormais pilotée par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

Collectivités

Formations maîtrise de la demande d’électricité en éclairage public

L’éclairage public représente environ la moitié des consommations d’électricité des communes. En Nouvelle-Calédonie, les statistiques 2011 de la Direction de l’industrie, des mines et de l’énergie de la Nouvelle-Calédonie (DIMENC), indiquent que les consommations relatives à l’éclairage public ont augmenté de 5 % depuis 2008. L’éclairage public est présent principalement en zone urbanisée, mais la tendance est aujourd’hui au développement des réseaux dans l’ensemble des communes comme réponse à une amélioration de la sécurité et au développement urbain.

En contexte insulaire et à fort enjeu de biodiversité, une attention particulière doit également être portée sur la protection de l’environnement (pollution visuelle, visibilité de la voûte céleste, impacts sur les milieux naturels et limitation des échouages d’oiseaux).

En 2013 – sur la base du dispositif de formation national de l’ADEME – le CTME a conduit 4 sessions de formation (trois sur Nouméa et une à Lifou) d’une durée de 3 jours. Elles ont permis de former 60 stagiaires d’horizons divers (collectivités, fournisseurs d’électricité et bureaux d’étude) à la mise en œuvre d’actions de maîtrise de l’énergie en éclairage public et à la prise en compte des principaux indicateurs techniques, financiers et environnementaux, sans négliger les autres thématiques (sécurité, confort, esthétique, ambiance…).

Une conférence de clôture a été organisée le 28 février 2013 en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie, les supports sont disponibles.

Plaquette éclairage public du CTME (PDF - 4.31 Mo)

Maîtrise de l’énergie dans les communes : des conseillers énergie

Les communes ou regroupements de communes sont de par l’étendue des compétences gérées des acteurs clés de la maîtrise de l’énergie et bien souvent sensibles à ce volet grâce aux économies financières générées : gestionnaire de bâtiments, d’équipements et de services souvent très variés, aménageuse du territoire, organisatrice des transports et relais vers les populations.

C’est dans cette optique – selon le modèle métropolitain du « Conseil en énergie partagé » – que le CTME a lancé un appel à projets en direction des communes avec comme première thématique la maîtrise de l’énergie dans le patrimoine communal. Conduit sur une durée de 3 ans, il vise à accompagner les collectivités dans la structuration de leur politique de maîtrise de l’énergie à travers notamment la création de postes de « conseiller(e) énergie ».

Les collectivités engagées en 2013 dans ce programme sont :

Ces collectivités se sont engagées dans le recrutement d’un ou plusieurs conseillers énergie en charge de la mise en œuvre d’un plan d’action, elles bénéficient par ailleurs d’un accompagnement spécifique du CTME au travers de formations et d’une animation de réseau.

Entreprises

En 2013, avec le soutien du CTME, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) a organisé une action collective qui a permis à 10 entreprises, principalement des sociétés du secteur agroalimentaire, de bénéficier d’un prédiagnostic énergétique. Le CTME et la CCI ont financé 70 % du coût de ce prestataire, le reste étant à la charge de l’entreprise.

Ces audits ont permis d’une part de renseigner les entreprises sur la répartition de leurs consommations en fonction de leur process et parc machine, et ensuite d’établir des plans d’interventions visant la maîtrise de leurs consommations énergétiques. Chaque société s’est vu remettre un rapport détaillé sur les consommations et répartitions énergétiques dans son entreprise comportant trois plans d’action, selon les différents temps de retour sur investissements attendus et les gains énergétiques et financiers associés. Les actions possédant le temps de retour sur investissement le plus court ont permis de mettre en évidence des économies pouvant aller jusqu’à 55 % de la facture énergétique des entreprises, pour une moyenne supérieure à 10 %.

Une conférence de présentation de cette opération a été organisée le 1er octobre 2013 en partenariat avec la CCI NC, les supports sont disponibles (PDF - 4.06 Mo) .

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