La gestion des déchets ménagers

Répartition des déchets des ménages en Province Sud. Voir descriptif détaillé ci-après)

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Descriptif détaillé du visuel (PDF - 74.82 Ko)

En Nouvelle-Calédonie, la gestion des déchets s’est longtemps limitée à la mise en décharge dans des dépotoirs « sauvages » ou communaux, en conséquence de l’insularité (éloignement des filières de traitement), de l’étendue du territoire et de sa faible densité de population, mais aussi du contexte institutionnel particulier (non-application des réglementations environnementales métropolitaines). En parallèle, le développement économique et l’accroissement la population ont impacté la production de déchets, qui a quasiment doublé en 40 ans.

Depuis les années 2000, des politiques de modernisation de la gestion des déchets ménagers sont menées sur le territoire, avec pour objectifs de réduire les quantités de déchets produites et leur nocivité, de favoriser le réemploi, le tri, la valorisation et le recyclage. Cela se traduit par l’adoption de Schémas provinciaux de gestion des déchets par les provinces, par la réhabilitation des dépotoirs et la mise en place d’équipements structurels de gestion et valorisation des déchets (centres de stockage, réseaux de déchèteries, collectes et filières spécifiques, etc.).

Le service de collecte des déchets

La collecte des déchets des ménages est réalisée sous différentes formes :

  • en porte-à-porte, les déchets étant conteneurisés ou non (vrac ou poches) ;
  • en apport volontaire sur un site dédié (déchèteries, Centre de tri et de transfert [CTT], Quai d’apport volontaire [QAV] ou dépotoir) ;
  • en apport volontaire sur des Points d’apport volontaire (PAV).

La collecte en porte-à-porte est généralisée sur l’ensemble du territoire pour les ordures ménagères (même si parfois cette collecte ne couvre pas 100 % du territoire).

L’apport volontaire sur les déchèteries, QAV ou CTT concerne très majoritairement les déchets verts et encombrants. En effet, les communes dotées de ce type d’infrastructure sont généralement pourvues d’un système de collecte des ordures ménagères efficace.
L’apport volontaire sur les dépotoirs concerne tous les types de déchets. En effet, les communes qui utilisent encore ce type d’équipement ne sont généralement ni dotées d’infrastructures de collecte en apport volontaire (déchèterie) ni de système de collecte en porte-à-porte efficace couvrant 100 % du territoire communal.
L’apport volontaire en PAV concerne les emballages et matières recyclables (canettes aluminium, verre, papier/carton), mais aussi les ordures ménagères en mélange dans certaines zones d’habitat peu denses, ainsi que certains déchets des filières réglementées (piles et Déchets d’équipements électriques et électroniques [D3E]).

Carte « Les infrastructures de collecte des déchets en 2018 » - Descriptif à télécharger ci-dessous.

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Pour savoir où sont collectés/où déposer quel(s) type(s) de déchets plus précisément, il est nécessaire de se rapprocher de sa commune. 

Les infrastructures d’enfouissement et de valorisation des déchets

Les déchets ménagers collectés en porte-à-porte ou via les infrastructures de collecte sont voués à être enfouis (déchets non dangereux et non valorisables) ou valorisés.

L’enfouissement (ou stockage) peut être réalisé dans des Installations de stockage des déchets non dangereux (ISDND) aux normes, ou non (on parle alors de dépotoirs). Le déploiement des Infrastructures de stockage ou d’enfouissement (ISDND) suit une logique territoriale : les installations sont réparties selon des bassins de population ou zones géographiques. Les déchets ménagers y sont regroupés pour être stockés de manière définitive.

La carte ci-dessous permet de situer les différentes infrastructures de stockage et leur conformité réglementaire, ainsi que la destination des flux collectés.

Carte « Les infrastructures de stockage des déchets en 2018 » - Descriptif détaillé ci-dessous.

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Les infrastructures de valorisation sont déployées selon une logique différente. Celles-ci sont mises en place par les entreprises privées qui sont avant tout à la recherche de rentabilité économique et de volume d’affaires. Ainsi, on trouve les infrastructures de valorisation (aluminium, verre…) sur Nouméa où le gisement de déchets est le plus important. Pour la même raison, les sociétés qui gèrent l’export des déchets non valorisables localement (papier, carton, plastique, métaux) sont elles aussi basées à Nouméa. La proximité aux gisements constitue une facilité pour les entreprises qui leur permet de capter facilement des volumes importants. Il n’existe pas en Nouvelle-Calédonie de gisements suffisants pour multiplier les infrastructures de valorisation, avec pour conséquence une tendance pour les collectivités d’avoir recours au transport de déchets pour pouvoir bénéficier des filières de valorisation ou recyclage.

Carte « Les infrastructures de valorisation des déchets ménagers en 2018 » - Descriptif détaillé ci-dessous.

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Le parcours des déchets des ménages calédoniens