Action territoriale

Actions en Nouvelle-Calédonie

Au travers du Comité territorial pour la maîtrise de l’énergie (CTME), l’ADEME a accompagné en 2011 un inventaire des émissions polluantes sur le territoire de la Nouvelle-Calédonie. Cet inventaire, réalisé par le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (CITEPA) pour le compte du gouvernement (Direction de l'industrie, des mines et de l'énergie [DIMENC]) était en cours de finalisation à la fin 2013. Il permettra l’évaluation des émissions d’une quinzaine de polluants par secteur d’activité, sans distinction géographique.

Les secteurs d’activité considérés dans l’inventaire sont très variés, allant de la mine, aux transports, à l’agriculture et à la consommation de solvants. Ainsi, il est apparu que la spatialisation des émissions des polluants était nécessaire pour permettre une interprétation plus fine des résultats. Ces travaux de spatialisation ont également été accompagnés, en 2013, par l’ADEME dans le cadre du CTME.

Scal’Air : Association de surveillance de la qualité de l’air

Sur fonds propres et dans le cadre de son partenariat avec la province Sud, l’ADEME a accompagné l’émergence de l’association Scal’Air au travers de ses aides à l’investissement (création de 4 stations de mesures fixes, une station mobile, équipements et aménagements annexes) et au fonctionnement durant la période 2005-2010.

Scal’Air est l’association calédonienne de surveillance de la qualité de l’air. C’est une association de type loi 1901 qui a été fondée fin 2004 à l’initiative de l’État représenté par l’ADEME, des collectivités locales (province Sud, mairie de Nouméa et gouvernement), d’industriels (Société Le Nickel [SLN], Énercal et VALE NC intégré en 2011) et d’associations de protection de l’environnement et de personnalités qualifiées (Météo France, association UFC Que choisir, Association de sauvegarde de la nature de Nouvelle-Calédonie [ASNNC], Action Biosphère, Asthme et Bronches, médecin pneumologue…). Au total, l’association compte 13 membres, dont 1 membre d’honneur (ADEME) venant d’horizons très différents.

Ce projet est cofinancé par les collectivités et les industriels. Il répond à une volonté politique d’œuvrer pour plus de transparence et de communication vers le grand public.

Scal’Air est membre de la fédération ATMO, le réseau des Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) métropolitaines. ATMO coordonne, mutualise et valorise le travail des associations tout en participant aux débats stratégiques, pour l’amélioration de la qualité de l’air et de l’atmosphère.

Scal’Air a pour mission de mesurer et surveiller la qualité de l’air en Nouvelle-Calédonie, d’informer et de sensibiliser la population aux dangers des pollutions. Son objectif est double :

  • la prévention sanitaire pour sensibiliser sur les effets de la pollution atmosphérique sur la santé de la population ;
  • la prévention environnementale pour sensibiliser sur les impacts liés aux sources de pollution sur le territoire.

Parallèlement, Scal’Air effectue des campagnes de mesures ponctuelles via un laboratoire mobile.

La zone étudiée s’est d’abord concentrée sur l’agglomération du grand Nouméa qui regroupe plus de 100 000 habitants et concentre une zone industrielle au cœur de la ville (centrale thermique et usine pyrométallurgique de Nickel SLN). En mars 2011 elle s’est étendue aux alentours du site industriel de VALE NC dans le sud de la grande terre sur la commune de Yaté. L’intervention de Scal-Air en province Nord, notamment dans la zone du projet industriel Koniambo, pourrait être envisagée à moyen terme.

Le réseau a été mis en service en juillet 2007. Après une période d’essais et de validation, il est aujourd’hui pleinement opérationnel et en développement. Les Calédoniens sont ainsi informés en toute transparence de la qualité de l’air respiré sur le grand Nouméa au travers d’un bulletin journalier diffusé après le journal télévisé.

Scal'Air relève et analyse en continu les substances polluantes dans l’air ambiant sur les 10 stations des réseaux de mesure de la qualité de l’air. Chaque station est équipée d’analyseurs électroniques et de préleveurs automatiques pour les principaux polluants atmosphériques surveillés (SO2, NO2, O3, PM10).

Au total 5 stations sont installées sur le grand Nouméa :

  • 2 stations anciennement exploitées (Logicoop et Montravel) par la SLN servent de stations industrielles ;
  • 2 stations urbaines sont placées au Faubourg Blanchot et à l’Anse Vata ;
  • 1 laboratoire mobile pour mesurer l’air dans les quartiers non suivis en continu ;
  • 2 analyseurs de SO2 sont également présents dans les écoles Desbrosse et Griscelli.

Parallèlement, 5 stations (Prony, Pic du Grand Kaori, Base Vie, Forêt Nord et Port Boisé) analysent 3 polluants (SO2, PM10 et NO2) aux alentours du site industriel hydrométallurgique de VALE NC.

Les 10 stations envoient leurs données au poste central de Scal'Air qui compile ces informations pour établir des statistiques et moyennes. Toutes ces données sont disponibles sur le site Internet de Scal'Air.