Économie circulaire

Le XXe siècle a vu se développer une société de consommation qui a augmenté de façon très importante son prélèvement sur les ressources naturelles en le multipliant par un facteur 10. Les travaux du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et d’autres organisations montrent que par la conjonction du développement démographique, de la croissance de la consommation dans les pays développés et de l’aspiration des pays émergents à un modèle de consommation similaire, le niveau de consommation des ressources naturelles sera inacceptable avant la moitié de ce siècle.

Du linéaire au circulaire

Le modèle des pays développés consistant principalement à extraire, produire, consommer et jeter ne permet plus d’appréhender un futur raisonnable sur ce modèle. Il faut passer à un modèle axé sur une absence de gaspillage et une augmentation de l’intensité de l’utilisation des ressources tout en diminuant les impacts environnementaux. C’est ce que vise l’économie circulaire qui prend en compte trois champs :

  1. La production et l’offre de biens et de services.
  2. La consommation au travers de la demande et du comportement du consommateur (économique ou citoyen).
  3. La gestion des déchets avec le recours prioritaire au recyclage qui permet de boucler la boucle.

Les composantes de l’économie circulaire

Les principaux domaines d’action de l’économie circulaire

Schéma sur les principaux domaines d'action de l'économie circulaire. Voir le descriptif détaillé ci-après

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Descriptif détaillé du schéma (PDF - 106.68 Ko)

Les sept piliers de l’économie circulaire :

  • l’approvisionnement durable. Il concerne le mode d’exploitation/extraction des ressources visant une exploitation efficace des ressources en limitant les rebuts d’exploitation et en limitant l’impact sur l’environnement, notamment dans l’exploitation des matières énergétiques et minérales (mines et carrières) ou dans l’exploitation agricole et forestière tant pour les matières/énergies renouvelables que non renouvelables ;
  • l’écoconception vise, dès la conception d’un procédé, d’un bien ou d’un service, à prendre en compte l’ensemble du cycle de vie en minimisant les impacts environnementaux ;
  • l’écologie industrielle et territoriale, dénommée aussi symbiose industrielle, constitue un mode d’organisation interentreprises par des échanges de flux ou une mutualisation de besoins ;
  • l’économie de la fonctionnalité privilégie l’usage à la possession et tend à vendre des services liés aux produits plutôt que les produits eux-mêmes ;
  • la consommation responsable doit conduire l’acheteur, qu’il soit acteur économique (privé ou public) ou citoyen consommateur, à effectuer son choix en prenant en compte les impacts environnementaux à toutes les étapes du cycle de vie du produit (biens ou service) ;
  • l’allongement de la durée d’usage par le consommateur conduit au recours à la réparation, à la vente ou don d’occasion, ou à l’achat d’occasion dans le cadre du réemploi ou de la réutilisation ;
  • le recyclage vise à utiliser les matières premières issues de déchets.

Plus d’informations sur les principes de l’économie circulaire

Pour plus d’infos sur les enjeux de l’économie circulaire en Nouvelle-Calédonie, consultez cette interview de Françoise Suvé, élue province Sud, réalisée dans le cadre des Assises de l’économie circulaire nationales organisée par l’ADEME en 2020 :

Plus d’informations sur les partenariats à travers lesquels l’ADEME favorise l’économie circulaire en Nouvelle-Calédonie